MAITRE M

Les Enseignements du Maitre MORYA

LA CLEF DE LA THEOSOPHIE

PRÉFACE

PRÉFACE

 

Le but de cet ouvrage est indiqué par son titre, de telle façon qu'il ne soit pas nécessaire d'y ajouter de longues explications. IL ne contient pas un exposé complet des principes de la Théosophie, mais seulement une clef pour ouvrir la porte conduisant à des études plus profondes. C'est l'esquisse à grands traits de la Religion et de la Sagesse ; il en explique les principes fondamentaux, en même temps qu'il répond aux différentes objections pouvant être faites par un occidental de culture moyenne ; son but est de présenter des conceptions nouvelles, sous la forme la plus simple et dans le langage le plus clair qu'on puisse employer.

Ce serait trop lui demander que de compter qu'il  rendra la Théosophie intelligible, sans aucun effort mental de la part du lecteur ; mais il y a lieu de croire que les obscurités qu'on y trouvera viennent plus de la nature de la pensée et de sa profondeur que du langage employé et de l'état confus des idées qui y sont exposées.

Pour ceux dont la mentalité est insuffisamment développée, la Théosophie restera toujours une énigme, car, en mentalité comme en spiritualité, l'homme ne peut avancer que par ses efforts personnels.

Un auteur ne peut pas penser pour son lecteur, et [2] d'ailleurs celui- ci ne pourrait retirer aucun avantage de penser par procuration, si c'était chose possible.

Il y a longtemps que ceux qui s'intéressent à la Société Théosophique et à sa mission sentent le besoin d'un ouvrage comme celui-ci ; on espère qu'il fournira des renseignements, aussi débarrassés que possible d'expressions techniques, à beaucoup de personnes dont l'attention a été attirée sur les questions qu'il expose, sans que ces personnes aient encore pu se former des convictions à cet égard.

On a pris soin, en cet ouvrage, de dégager ce qu'il y a de vrai dans les données du Spiritisme à l'égard de la vie au-delà du tombeau et d'expliquer la vraie nature des phénomènes spirites. Déjà de précédents éclaircissements sur cette matière ont attiré des averses de fureur sur la tête de l'auteur, les Spirites, comme beaucoup d'autres gens, préférant croire ce qui leur est agréable à croire à ce qui est vrai et se fâchant sérieusement contre quiconque essaye de les détromper au sujet de leurs illusions. La Théosophie a servi de cible aux flèches empoisonnées des Spirites, qui ont montré par là que les possesseurs d'une demi-vérité sont plus hostiles que les gens ne sachant rien à ceux qui possèdent la vérité entière.

L'auteur doit de sincères remerciements à de nombreux Théosophistes qui lui ont posé des questions et communiqué des idées, ou qui l'ont aidée d'une autre façon, pendant la rédaction du présent ouvrage, dont l'utilité par là se trouvera augmentée, ce qui sera certainement leur meilleure récompense.