MAITRE M

Les Enseignements du Maitre MORYA

LA CLEF DE LA THEOSOPHIE

CONSTITUTION SEPTENAIRE DE NOTRE PLANETE

CONSTITUTION SEPTENAIRE DE NOTRE PLANETE

 

Question – Si j'ai bien compris, d'après votre description, notre terre fait partie d'une chaîne de terres ?

Réponse – En effet ; mais les six autres "terres" ou globes, ne se trouvant pas sur le même plan objectif que notre terre, nous ne pouvons pas les voir.

Question – La distance est-elle trop grande ?

Réponse – Nullement ; car nous voyons, à l'œil nu, des planètes et même des étoiles qui se trouvent à des distances considérablement plus éloignées. Mais ces six globes sont en dehors de nos moyens physiques de perception : autrement dit, au-delà de notre plan d'existence. Non seulement leur densité, leur pesanteur et leur composition matérielles, sont entièrement différentes de celles de notre terre et des autres planètes connues, mais ces globes se trouvent (pour nous) dans ce que nous appellerons une couche d'espace tout à fait différente ; une couche que nous ne pouvons ni percevoir, ni sentir, au moyen de nos sens physiques. Et quand je parle de "couches", n'allez pas, je vous en prie, vous représenter des couches placées les unes au-dessus des autres, comme autant [126] de strates, car cela ne vous conduirait qu'à une nouvelle conception erronée et absurde. Ce que j'appelle "couche est un plan de l'espace infini qui, du fait de sa nature même, ne peut être saisi par les perceptions ordinaires, mentales ou physiques, de notre état de veille, mais qui, néanmoins, existe dans la Nature, en dehors de notre conscience ou de notre mentalité normale, en dehors de notre espace à trois dimensions, en dehors de notre division du temps. Chacun des sept plans fondamentaux (ou des sept couches) de l'espace (il s'agit naturellement de l'espace pur, tel qu'il a été défini par Locke, pris dans son ensemble, et non point de notre espace limité), possède son objectivité et sa subjectivité, son espace et son temps, son état de conscience, ainsi que les sens qui lui sont propres. Mais, pour les personnes habituées à la manière de penser actuelle, tout cela paraîtra à peu près incompréhensible.

 Question – Que voulez-vous dire par des sens différents ? Ne se trouve-t-il pas, sur notre plan humain, de comparaison dont vous puissiez vous servir pour donner une idée plus claire de ce que signifie cette diversité de sens, d'espaces et de perceptions respectives ?

Réponse – Il n'en existe aucune ; nous réussirions tout au plus  à fournir à la science de quoi bâtir promptement un nouvel argument contre nous. Nous avons, n'est-ce pas, d'autres sens dans nos rêves ? Nous sentons, parlons, entendons, [127] voyons, goûtons et agissons, en général, sur un autre plan ? Une preuve à l'appui du changement qui a lieu alors dans notre état de conscience, se trouve dans le fait qu'une série  d'actions et d'événements, comprenant une période de plusieurs années, traverse notre mentalité en un seul instant. Cette extrême rapidité de nos opérations mentales, pendant nos rêves, unie à l'état parfaitement naturel de toutes nos autres fonctions, au même moment, est précisément ce qui prouve que nous nous trouvons sur un tout autre plan qu'à l'état de veille. Notre philosophie nous enseigne que les forces fondamentales de la Nature, ainsi que les plans de l'être, étant les uns et les autres au nombre de sept, il y a aussi sept états de conscience, durant lesquels l'homme peut vivre, penser, se souvenir, exister, en un mot. Il est impossible d'énumérer ici ces plans de conscience ; il faut, pour cela, se livrer à l'étude de la métaphysique Orientale. Mais l'état de veille et l'état de rêve doivent suffire pour convaincre tout mortel ordinaire, depuis le philosophe érudit jusqu'au pauvre sauvage ignorant, de la différence qui existe entre les deux.

Question – Vous n'acceptez donc pas les théories bien connues de la biologie et de la physiologie sur les causes de l'état de rêve ?

Réponse – Non. Nous rejetons même les hypothèses des psychologistes, et nous préférons les enseignements de la sagesse Orientale. Pour ce [128] qui concerne le Macrocosme, nous croyons à sept plans d'existence cosmiques et à sept états de conscience ; mais nous nous arrêtons au quatrième plan, car il est impossible d'aller au-delà avec quelque certitude.

Quant au microcosme, l'homme, nous étudions franchement ses sept états et ses sept principes.

Question – Quelle explication en donnez-vous ?

Réponse – Avant tout, nous trouvons dans l'homme deux  êtres distincts : l'être spirituel et l'être physique ; l'homme qui pense, et l'homme qui retient de ces pensées tout ce qu'il est capable d'assimiler. Nous le divisons, par conséquent, en deux natures distinctes : l'être supérieur ou spirituel, composé de trois "principes" ou aspects ; et le quaternaire inférieur ou physique, composé de quatre aspects – sept en tout.

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